Le 26 avril 2011 est un jour que je n'oublierai jamais. Un jour qui a changé ma vie pour toujours. Un jour duquel, en y repensant, je me souviens de chaque détail. C'est le jour où l'on m'a diagnostiqué un diabète de type 1. C’est fou de penser que j’ai pratiquement passé la moitié de ma vie avec cette maladie. Certains jours, j'ai l’impression d’avoir eu le diabète toute ma vie, alors que d’autres, c’est comme si j’ai reçu un diagnostic hier. Je me souviens d’être dans la chambre d’hôpital, serrant très fort la main de ma mère, lui demandant : est-ce que je m'en sortirai vivante ? Je ne savais pas qu'à partir de ce jour, non seulement ma vie, mais celle de toute ma famille ne serait plus jamais la même.

Chaque jour, je suis confrontée à un nouveau défi. Mais ces défis m'ont aidé à grandir et à acquérir la maturité pour lutter contre cette maladie chaque jour de ma vie. Je n'ai pas une seconde de répit et il n'existe pas un jour durant lequel je peux oublier le diabète. Pas un jour durant lequel je peux simplement manger sans me soucier de mon insuline. Le diabète fait partie de moi, et fera toujours partie de moi, jusqu’au jour magique où je serai guérie.

Malgré les hauts et les bas, le diabète était et est toujours une maladie difficile à gérer. C’est une bataille quotidienne avec laquelle je ne veux plus vivre. Mais pour l’instant, c’est une bataille avec laquelle je vis et dois vivre chaque jour de ma vie. C'est toutefois une bataille que je dois mener. C’est une bataille qui, un jour, lorsque je serai guérie, n’en sera plus une.

13 000 aiguilles, 17 000 piqûres au doigt, soit le nombre moyen de fois que j'ai dû me piquer et m'injecter. Mais je suis certaine qu’un jour, ces chiffres disparaîtront.

Lorsque je pense au diabète, je pense à la frustration. Mais quand je pense à un remède, je pense à la liberté. Mais jusqu'au jour où je n'aurai plus à me piquer, je dois demeurer optimiste et positive. Malgré les hauts et les bas, je dois vivre pleinement et je dois vivre en croyant aux possibilités infinies pour un avenir meilleur et sans insuline. Je dois être reconnaissante pour tout le soutien quotidien que je reçois de ma famille et mes amis pour faire face à tous les défis auxquels je suis confrontée. Je tiens avant tout à remercier mes sœurs et mon frère d’avoir toujours été là pour moi et mes parents pour m’avoir guidée à chaque étape et d'être la raison pour laquelle je continue et continuerai toujours de croire en un remède. Mes parents m'ont toujours fait voir le côté positif et merveilleux de la vie et ils se sont toujours souciés de mon bien-être et, surtout, ils ont toujours cru en moi.

Sans eux, je ne sais pas comment je serais capable de gérer ma maladie ou même qui je serais sans leur soutien constant à chaque étape de ma vie en tant que personne atteinte de diabète.

Je sais que le diabète est nul et je sais que les injections, les piqûres au doigt et la surveillance continue de la glycémie sont désagréables. Mais je sais aussi que je ne perdrai jamais espoir et que ma famille et moi ne cesserons jamais de croire et de prier pour trouver un traitement. Je suis persuadée qu'un jour, je n'aurai plus besoin de manger, de respirer, de parler et d'inhaler le mot diabète. Je n'aurai plus besoin de me piquer au doigt ou de m'injecter. Je n’aurai plus besoin de boire de jus lorsque ma glycémie est basse ni de m'injecter de l’insuline lorsqu'elle est élevée. Je ne me considérerai plus comme une personne atteinte de diabète. Je vais plutôt être considérée comme une fille forte qui a été guérie de cette maladie.

 

Symbole de la FLD :

Recevoir un diagnostic de maladie peut être bouleversant pour quiconque, surtout un enfant. Liana a reçu un diagnostic de diabète de type 1 à l'âge de sept ans et depuis, elle a été exceptionnellement courageuse. Lorsque Liana a été diagnostiquée, ses ours en peluche lui ont procuré un sentiment de confort et lui ont rappelé tout l’amour et le soutien reçus tout au long de cette période difficile. C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire de l'ourson notre symbole; dans l’espoir de réconforter toutes les personnes atteintes de diabète de type 1.

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